24 Heures

14.02.2008

Kosovo : la faute suisse

Dimanche ou lundi prochain, une déclaration unilatérale d’indépendance est attendue à Pristina, capitale de la province du Kosovo. Que se passera-t-il, si, dans les jours ou semaines qui viennent, des bagarres meurtrières éclatent en Suisse entre des adolescents kosovars et serbes échauffés par les événements ? La Suisse fut le premier Etat au monde à soutenir la revendication des Albanais kosovars à la sécession. Plus le temps passe, plus l’analyse des risques montre que cette prise de position fut une faute politique.

 

 

L’annonce est prévue pour le 17 ou 18 février. Après des mois d’une patiente approche, prônée par les Etats-Unis et la majorité des Européens afin d’accoutumer et de préparer l’opinion à cette périlleuse échéance, le gouvernement kosovar s’apprête à déclarer unilatéralement son indépendance et sa sécession de l’actuelle Serbie.

 

 

Le problème posé n’est pas tant l’indépendance elle-même que la manière dont elle intervient et le rôle que certains acteurs, dont la Suisse, ont joué dans sa préparation.

 

 

Personne en effet ne peut reprocher de bonne foi aux Albanais de cette région, la plus pauvre d’Europe selon les statistiques, de revendiquer la constitution d’un nouvel Etat dans lequel ils placent leurs espoirs. On peut aussi comprendre que quelques Etats occidentaux cherchent à se débarrasser au plus vite du problème éprouvant et insoluble que s’est avéré être l’occupation et la gestion de cette province. Les récits décapants qu’en ramènent certains journalistes ou observateurs indépendants (lire par exemple « Report from Unmikistan. le reportage du quotidien suédois Dagens Nyheter (http://www.dn.se/DNet/jsp/polopoly.jsp?d=2502&a=664639) illustrent bien le piège auquel les forces internationales espèrent aujourd’hui échapper.

 

 

 

Mais la Suisse, bon sang ? Qu’est-elle donc venue faire dans cette galère en prenant le leadership des partisans de l’indépendance ? Dès l’été 200 , notre ministre des Affaires Etrangères Micheline Calmy Rey prenait sa plume pour se faire l’avocate de la cause des Albanais du Kosovo dans les grands quotidiens européens. Tout pourtant aurait dû inciter la Suisse et son gouvernement à la plus grande prudence :

 

 

Le respect du droit international, tout d’abord. La Suisse, parce qu’elle est un petit pays, a un intérêt déterminant à ce que les règles internationales soient observées. Jusqu’ici, elle s’est scrupuleusement tenue à cette politique. Comme l’ont fait remarquer récemment quelques grandes figures de la diplomatie américaine tel que l’ancien Secrétaire d’Etat Eagleburger, le démembrement d’un Etat membre des Nations Unies contre son gré et sans la moindre validation des instances internationales est un dangereux précédent.

 

Il suffit de relire la résolution 1244 du Conseil de sécurité, adoptée en 1999 et admise alors par toutes les parties au conflit, pour constater qu’un passage de l’autonomie prévue à une indépendance non négociée n’est rien d’autre qu’un coup de force politique et juridique (www.un.org/french/docs/sc/1999/99s1244.htm). Comment ensuite, prétendre empêcher d’autres sécessions et la remise en cause de nombreuses frontières ? Que fera-t-on si, au nom de ce précédent, les Serbes de Bosnie réclament le droit de faire sécession ou les Albanais de Macédoine celui de se joindre au nouveau Kosovo, annihilant du même coup quinze ans d’efforts de pacification dans cette région ? Comment enfin, garder un semblant de crédibilité envers les Serbes lorsqu’on leur réclame la reddition de criminels de guerre au nom du droit international si nous le violons lorsque bon nous semble ?


Le respect de la neutralité ensuite. On peut la juger désuète ou inutile, il n’en est pas moins vrai qu’elle reste le fondement admis de notre politique étrangère. Dans le contexte balkanique, et alors que rien ni personne ne l’y obligeait, la Suisse a choisi un camp contre l’autre. En prime elle s’est privée, et pour un bon bout de temps, de toute position de médiateur dans les Balkans.


La Suisse a intérêt à préserver la paix dans cette région si proche de ses frontières. D’abord parce que l’ex-Yougoslavie a déjà payé un tribut très élevé aux démons nationalistes. Chacun comprend aussi qu’une crise déboucherait inévitablement sur un nouvel exode de réfugiés vers l’Europe et notre pays. « Les petits événements dans les Balkans ont tendance à échapper à tout contrôle » disait l’empereur d’Autriche-Hongrie François Joseph. Et il savait mieux que le Conseil fédéral de quoi il parlait.

 

 

Nous sommes fermement attachés au droit des minorités. Or après la politique de terreur menée contre les Albanais du Kosovo par le régime Milosevic, ce sont désormais les minoritaires serbes qui sont depuis dix ans victimes d’exactions. La Suisse promet d’être attentive à leur sort après l’indépendance. Magnifique ! Et comment compte-t-on faire respecter leurs droits dans un Etat monoethnique quand dix ans de la plus importante présence militaro-policière d’Europe n’y sont pas parvenu dans une province pluri-ethnique?
Il s’agit, dit aussi Micheline Calmy Rey, de donner toutes ses chances à un développement économique du nouvel Etat. Parfait. Depuis quand une frontière fermée avec la Serbie, une crise internationale et une tension avec les minorités sont-ils donc des facteurs favorisant les investissements et la prospérité ?


Enfin il y a le plus évident, le maintien de la paix intérieure et de la cohabitation entre les communautés vivant sur notre sol. Certes, la diaspora kosovare en Suisse est la plus importante d’Europe : le Conseil fédéral en fait un argument pour sa défense de l’indépendance. Va-t-on donc maintenant défendre l’existence d’un Kurdistan parce que les Kurdes sont plus nombreux que les Turcs sur notre territoire ? La Suisse abrite aussi une communauté serbe, bien intégrée à notre société. Pourquoi fallait-il donc prendre parti dans la dispute profonde qui les oppose ? Encore une fois, cette prise de position est contraire à l’attitude constante et historique du gouvernement, refusant tout prétexte à des conflits entre communautés sur notre sol.

 

 

Quel que soit l’avis que l’on défende quant au principe d’une indépendance du Kosovo, la Suisse n’avait rien à gagner à un engagement aussi partisan. Cette position singulière est sans doute la première faute politique de Micheline Calmy-Rey, mais elle est d’importance. Certains insiders bernois l’attribuent à son goût pour les coups d’éclat, d’autres à l’influence de ses camarades de la gauche alternative genevoise. Il en est même qui pensent que le Conseil fédéral l’a suivie sur cette pente dans l’espoir de pouvoir conclure avec le nouveau Kosovo indépendant des accords de renvoi aujourd’hui inapplicables. On a tout de même peine à croire que pareil cynisme soit le fondement de la reconnaissance d’un nouvel Etat en Europe.

 

 

Commentaires

Et bien on risque d'être bien dans la merde ...

Ecrit par : le suisse | 14.02.2008

Un article un peu moins fouillé, mais tout aussi polémique ici:
http://blancjb.blog.24heures.ch/

Ecrit par : Jean-Baptiste Blanc | 14.02.2008

C'EST UNE EXCELLENTE IDEE QUE LES ALBANAIS DU KOSOVO ONT EU ET FONT ACTUELLEMENT SOIT DECLARER AU MONDE L'INDEPENDANCE DU KOSOVO. SELON L'HISTOIRE MONDIAL NOUS POUVONS CONSTATER QUE LES SERBES SONT BIEN EVIDEMMENT DES SLAVES QUI SONT ARRIVES DE RUSSIE.
ILS ONT FAIT FAIT LA GUERRE AVEC : LA CROATIE, SLOVENIE, MACEDOINE, BOSNIE, MONTENEGRO ET KOSOVO. QUAND CES CRIMES VONT-ILS CESSER ?
QU'ILS RETOURNENT D'OÙ ILS VIENNENT COMME LES GITANS = ROMES.
BIEN SÛR C'EST FACILE DE DIRE C'EST MILOSEVIC (MORT ACTUELLEMENT), MAIS NON C'EST TOUT CE PEUPLE SLAVES.
EFFECTIVEMENT IL Y A QUE LA VERITE QUI LES BLESSENT.

Ecrit par : LA SUISSESSE | 15.02.2008

Article fort intéressant. Je pense hélas que l'attitude de Mme Calmy-Rey face au Kosovo n'est pas sa première faute politique. Elle en avait déjà commis une énorme en novembre 2004, alors que de nombreux Suisses étaient pris dans la tourmente meurtrière en Côte d'Ivoire. Pour rappel, depuis 2002 déjà, ce pays subissait une guerre civile, et une certaine vindicte avait, à diverses reprises, frappé la communauté française, voire blanche (dont des Suisses). C'est pourquoi, une hotline et un système d'ilotage étaient censés fonctionner sous la supervision de l'ambassade suisse sur place et le DFAE à Berne. D'ailleurs, en 2002, de nombreux Français et Suisses avaient déjà été rappatriés grâce à l'armée et l'ambassade françaises!... (on a encore en mémoire ces tristes images, lors de l'émission Envoyé Spécial, sur France2: des blancs, apeurés, fuyant et pénétrant dans l'aéroport d'Abidjian, sous escorte militaire française, tandis que de nombreux partisans du président Gbagbo - les "patriotes" - les insultaient, crachaient et les menaçaient.) Pourtant, lorsque de graves tensions et menaces en novembre 2004 se sont reproduites contre les blancs et qu'il a fallu de nouveau évacuer les Suisses en grave danger de mort, l'ambassade helvétique et le département de Madame Calmy-Rey étaient totalement aux abonnés absents! Nos compatriotes ont été livrés à eux-mêmes en pleine guerilla anti-blanche, et ils n'ont dû leur salut qu'à leur sang froid, leur propre auto-organisation et à l'armée française.
Très peu de médias suisses ont fait état de cette situation scandaleuse où des Suisses ont failli périr en raison de l'amateurisme et du je-m'em-foutisme des autorités helvétiques. Pour seule réponse donnée par Calmy-Rey et son service de presse: "c'était inattendu et nous n'étions pas préparés à cela". Dans n'importe quellel autre démocratie, un ministre des Affaires étrangères aussi dilettante et irresponsable aurait dû démissioner. Pas Madame Calmy-Rey, qui bénéficie toujours autant de la bienveillance des médias romands, du brave peuple, et qui est décidément plus à l'aise pour aller chanter en play-back un samedi soir chez Morisod. Imaginez un instant que le même scénario se soit produit avec un chef du DFAE répondant du nom de Blocher: pensez-vous que les médias et la classe politique auraient réagi de la même manière?

Monsieur Hoesli, merci de votre carte / infographie du Kosovo qui permet de mettre en lumière la complexité du problème ethnique dans cette région. Pouvez-vous m'expliquer l'origine et la présence de ces "Egytiens" au Kosovo? Sont-ce des Gitans?

Ecrit par : Nejad frédéric | 15.02.2008

le courage suisse ,plutot,est tout a l'honneur de votre pays et il est significatif qu'une femme est ce courage là quand vous vous evertuez au nom du droit internationnal à refaire du munich! et le cynisme n'est pas chez madame calmy rey et le conseil fédéral ,mais chez vous qui pensez que votre interprétation des faits est la bonne!
PS: le droit internationnal autorisait il les massacres que la serbie a commis -strange comme alors le droit internationnal n'est pas invoqué!-
rePS: vous etes vous posé la question des bagarres entre lesjeunes serbes de suisses et les jeunes croates, les jeunes bosniaques ,les jeunes macédoniens ,puis les jeunes monténégrins lors de l'indépendance de ces pays? NOn ,alors pourquoi vous inquiétez vous seulement pour les albanais? que de préjugés de votre part sous cette petite inquiétude !
le respect de la neutralité ne doit pas aller jusqu'au soutien à une politique criminelle que les serbes de serbie continuent par leur vote envers nikolic a poursuivre(rappelons que ce n'est que grace aux voix des minorités en serbie que la face démocratique de la serbie a pu gagner,sinon vous en seriez à discuter avec le plus fidèle soutien de sheselj,cher monsieur...
alors n'attendez pas que les albanais restent au sein d'un pays qui veut leur extermination(relisez un peu les discours de ces dirigeants et revoyez les photos de koshtunica posant kolashnikov en main au kosovo).
Non le soutien de la suisse n'a pas engendré ni soutenu la revendication d'un état du kosovo indépendant.cela fait des siècles que nous le revendiquons,meme sans le soutien jadis de la suisse,et nous aurions continuer à la faire malgré votre avis car notre volonté a vouloir voir nos enfants vivre libres a toujours été plus forte que toutes les oppressions,,toutes les oppositions internationales et tous les articles comme le votre:S'en apercevoir enfin est faire preuve de clairvoyance politique,refuser de le voir est une faute professionnelle de journaliste.

allez,vous verrez que les serbes qui n'ont rien à se reprocher resteront au kosovo,comme ils le sont restés depuis des centaines d'années avec les albanais.Les criminels serbes effectivement auront des comptes à rendre à la justice car aucun serbes n'a à ce jour été condamner au kosovo pour les 12800 morts survenus,et on compte bien que la mission de l'europe avec ses 1800policiers et ses 1800 juges s'occupent enfin aussi de ce problème comme de celui des 80pc des maisons incendiées au kosovo .

Ecrit par : lili | 16.02.2008

une independence du kosvo meme pas l'imagine, une province avec 70% de chomage et pas d'argent mais par contre on peux gaspiller 1.000.000 euros s'on proclame l'independence, alors si kosovo independent le pays basque espagnol aussi et le bouche de rhone en france pareil parsque ils ont une majorite d origine algerien.
Vivan las ikurrinas y los partidos nacionalistas del pais vasco dentro de poco a nosotros tambien la independencia.

Ecrit par : chico | 16.02.2008

la seule question qui doit turlupiner notre auteur ,c'est est que l'indépendance du kosovo va encourager l'indépendance du gros de Vaud,nan?

ah et on n'oublie pas de profiter de cette indépendance pour bien ramener le débat aux petites affaires du bout du lac,et aux règlements de compte du microcosme local dont tout le reste de la suisse et encore plus de l'europe se moque bien!
ah voir le monde par le petit bout de la lorgnette nous fait atteindre quelques sommets journalistiques!

Ecrit par : besart | 16.02.2008

Salut, Eric! Bienvenue dans la blogosphère!

Pendant des années, ça a été le marasme dans cette région. Il n'en est rien sorti de bon. Ce n'est pas pour taper sur les Serbes, mais il y mettent une mauvaise volonté évidente.

Je vois cette déclaration d'indépendance comme un électrochoc qui fera forcément avancer les choses. Quant à voir des affrontements entre jeunes Serbes et jeunes Kosovars dans notre pays, pourquoi ne se seraient-ils pas déjà produits? Il n'y a que l'esprit de vengeance belliqueuse serbe qui pourrait les provoquer.

La moitié du temps, les médias fustigent la mollesse de la politique suisse et l'autre moitié du temps, ils critiquent ses prises de positions courageuses et claires. Même si Mme Calmy-Rey n'est pas toujours très habile dans sa manière, je la soutiens à 100% dans sa prise de position.

Contrairement au commentaire de M. Najad, je ne pense pas que la diplomatie suisse soit là uniquement pour aller sauver des petits Suisses blancs en danger en Afrique...

Ecrit par : Christian Vernez | 16.02.2008

Certains ont voulu avoir peur de Mr Blocher, mais il serait temps de
très sérieusement calmer la "cruella-calmy-rey" avant qu'elle ne fasse
trop de dégâts. Le Conseil fédéral semble ne pas bien prendre la
température des gens d'en-bas. Je dis: Attention !...

Ecrit par : J.Braillard | 16.02.2008

Ce billet aura eu au moins le gros avantage de débusquer les petits fachos albanais national-socialistes. Et quelques parfaites ordures :
"je ne pense pas que la diplomatie suisse soit là uniquement pour aller sauver des petits Suisses blancs en danger en Afrique..."

Ecrit par : Géo | 16.02.2008

La Suisse fait une grande erreur en aprouvant l'indépendance du Kosovo. Sachant que ces terres sont serbes (on y trouve les plus vieux monastères serbes etc.). Les médias occidentaux ont diabolisé les Serbes, présentés comme des barbares, depuis plus de huit ans.
En 1999, plus de 200.000 serbes sans protection, qui craignent de subir des représailles de la part des Albanais, doivent donc quitter le Kosovo, abandonnant la terre de leurs ancêtres et laissant derrière eux toute une vie.
Malgré la présence des troupes de l'OTAN sensées apporter la paix, des dizaines de bâtiments représentant les institutions serbes au Kosovo, des centaines d'églises orthodoxes et des centaines de villages serbes sont détruits ou brûlés en quelques jours par les Albanais fêtant "la victoire".
"Les actions visant les Serbes, se multiplient, des dizaines de Serbes sont assassinés chaque semaine et un sentiment d'impunité totale s'installe durablement chez les Albanais, qui n'hésitent pas à tuer ou expulser des familles entières pour prendre possession des maisons serbes et de leurs biens. "
Que va-t-il arriver à la population serbe du Kosovo ? Personne n'a l'air de s'en soucier, même pas Micheline Calmy-Rey...
Pourtant, les humiliations publiques, viols de jeunes filles serbes, crimes crapuleux, destruction de cimetières orthodoxes se produisent tous les jours, sans aucune réaction de l'Europe qui veut soit-disant instaurer la paix dans le monde.
Les églises orthodoxes qui étaient sous la protection du KFOR ont été brûlées, les villages serbes prit d'assaut. Les habitations nouvellement reconstruites sont saccagées et les habitants courageux qui avaient tenté de revenir chez eux doivent de nouveau fuir.
Les Albanais attendent avec impatience le départ des forces de l'ONU pour pouvoir détruire les derniers monuments serbes protégés et faire partir définitivement les derniers Serbes.
J'espère que la Suisse ne fermera pas les yeux sur ces événements et qu'elle agira en concéquence. Il ne faut pas qu'elle oublie qu'elle sera dans la même situation dans quelques années, car ils y a bientôt plus d'Albanais que de Suisse dans notre Confédération Hélvétique.

Ecrit par : V.M. | 16.02.2008

"Il ne faut pas qu'elle oublie qu'elle sera dans la même situation dans quelques années, car ils y a bientôt plus d'Albanais que de Suisse dans notre Confédération Hélvétique"
C'est exactement ce que m'ont dit les gens que j'ai rencontrés en Macédoine (Skopje) : il y a trente ans, ils étaient quelques centaines, aujourd'hui, ils réclament la haute main sur une province...
Aujourd'hui, à "la Soupe", Rebetez parlait du Bondy blog : pour les gens du quartier, les Suisses étaient "pacifistes, riches et naïfs". Cela peut se traduire plus simplement : les Suisses sont des cons. Ce serait banal, mais le problème, c'est qu'ils sont TRES cons. Et donc, qu'ils vont se faire très méchamment baiser par les Kosovars.

Ecrit par : Géo | 17.02.2008

Excellent commentaire, voilà l'exemple typique d'une fausse bonne idée ou l'art de faire parler de soi de la part de notre ministre des affaires étrangères.

Ecrit par : Bertrand Buchs | 17.02.2008

Aujourd'hui la Serbie, demain la Seine Saint Denis....
http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_content&task=view&id=759&Itemid=60

Ecrit par : jean | 17.02.2008

Excellent article de E. Hösli. Le non-respect du droit international et de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des
Nations unies, qui reconnaît explicitement la souveraineté serbe sur le Kosovo, par nos Autorités (ou par Madame
Calmy-Rey) ne sera pas sans conséquence sur la crédibilité de notre pays.
C'est probablement la contribution de la Suisse à l'établissement de la plus grande base militaire U.S. en Europe!
A quand une prise de position du Conseil Fédéral pour l'indépendance du Pays Basque, de la Corse, de l'Ecosse et,
surtout, de la Palestine ? Les silences de Madame Calmy-Rey sont assourdissants. La communauté kosovare compte
près de 160'000 membres en Suisse, que sont dès lors les quelques 6000
manifestants qui ont montré leur joie ce dimanche ? Les 154'000 "absents"
sont-ils conscients que ce Kosovo "indépendant" n'a aucun avenir et qu'ils
ne veulent à aucun prix y retourner ?
A lire également le commentaire du Monde Diplomatique :http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-02-17-Kosovo

Ecrit par : Leresche F. | 17.02.2008

D'accord, il y a la politique qui est beaucoup plus complexe encore dans cete région, que certains ne pensent en schématisant : les "bons albanais" asservis par les serbes pendant des décénies et les "méchants serbes" ,bouchers des balkans...sauf que, il y a un siècle se sont les serbes qui ont du fuir leur régions qui s'est vidées de son peuple chassé par la vilances et les exactions, alors qu'ils vivaient bien ensembles.
Mon grand-père a fuit sa terre natale de Pones en 1970 vendant une bouchée de pain ses terres pour mettre à l'abri ses enfants qui étaient adultes en serbie, ila donc du s'exilé! Et il est loin d'être le seul des villages entiers se sont vidés...alors que il parlait "shiptarski" (langue parlée par les albanais) et que mon père et ses frère et soeurs aussi, malgré qu'ils étaient serbes et ils s'entandaient très bien avec leurs voisins non-serbes. S'était, n'oublions pas sous TITO, un dictateur slovène qui a dirigé la yougoslavie jusqu'en 1980 à sa mort et depuis la création du pays après la seconde guerre mondiale. C'était un pays créer de toute pièces par churchill, staline et j'en passe et peut-être était une belle idée utopique que de rassembler ses peuples en un seul.
Sauf que, dire actuellement que les Kosovars ont toujours voulus leurs indépendance et tout rejeté sur Milosévic ou les serbes c'est un peu simpliste...les basques aussi demant leurs indépendances depuis des décénnies faut-il leur l'occtroyer sans en passer par la voie légale? Et est-ce que cela calmera les esprits? (souvent manipulés...)
Pour en revenir à mon histoire dans l'histoire, mon père - orfelin de mère du à la pauvreté- a depuis ses 16ans, parcourru l'europe pour gagner sa vie fuyant la misère (il marchait pieds nus dans les montagne du kosovo à 5ans pour garder les chèvres de ses voisins en espérant un peu de pain en échange, c'était en 1946, et la suisse pourquoi est-ce qu'elle ne se préocupait pas du Kosovo comme elle le fait maintenant?) pour s'établir et espérer un avenir meilleur pour les siens en suisse en 1974 et maintenant, à la retraite, il ne peut aller se recueuillir sur cequ'il reste de sa tombe au Kosovo qui est un pays étranger, alors où est-ce chez lui? Et moi, arrivée à mes 2ans ici et devenue suissesse en 2006, (mais l'ayant toujours été dans mon coeur) où est mon pays d'origine? Ma mère étant macédoine en plus...
Lorsque les Kosovars montrent leurs arroguence déplacées au TJ, ils pourraient être moins démonstratif set penser que personne ne gagne dans des conflits...(qui sont surement loin d'être finis!) Et les serbes ne viennent pas de russie, quelle inculte "La Suissesse" qui a écrit une telle ânerie plus haut ouououou....
Pour finir, je me souvient qu'au collège à mes douze ans en 1983, lorsqu'on me demandait d'où je venait et que je répondait Yougoslavie, personne ne connaissait et tout le monde s'en foutait royalement, alors cet engouement qu'a Mme M. Calmy-Rey est très surprenant...?De la propagande peut-être? Nul ne sait quels sont ses vrais motivations...Et lorsqu'ils racontent avoir toujours vécus là ? c'est faux, et ils ne sont pas un peuple européens mais venus d'asie, contrairement aux serbes qui n'ont fait que résister surtout pendant 800ans contre les "colonisiateurs" otomans et jusqu'en 1914, ma grand-mère macédoine se souvenait de leurs départs en masse, oui, mais ils sont pas tous partis et c'est une autre histoire..de l`à où ils sont mes ancêtres doivent se retourner dans leurs tombes....

Ecrit par : Dana | 18.02.2008

PS : désolée pour le texte un peu baclé ci-dessus, écrit dans l'urgence et avec mes tripes, ...peace et avant la politique pensez à l'humain qu'il y a derrière des noms sur une carte...ciao

Ecrit par : Dana | 18.02.2008

Pourquoi la socialiste Calmy-Rey défend bec et ongles les Kosovars.
N'oublions pas qu'elle est en tout premier lieu une arriviste genevoise du même calibre que le pseudo romand Uli Lenenberger.
Ainsi, comme nombre de socio-coco qui nont favorisé la venue en Suisse du terroristre Thacic Calamity Rayée se sent obligée d'aller au bout de son engagement.
Des paires de claques qui se perdent avec cette pique-meurons !

Ecrit par : Le passant ordinaire | 18.02.2008

A Frederic Nejad : je ne sais pas non plus excactement à vrai dire d'où viennent les communautés egyptiennes qui figurent surt la carte ethnique. le plus probable est évidemment qu'il s'agisse de communautés qui se seraient déplacées durant la période ottomane, comme en trouve aussi en Turquie (les Egyptiens étaient alors une des communautés économiques les plus fortes de l'empire). mais c'est une supposition : peut-être qu'il se trouve un expert sur la question qui puisse nous éclairer !
A Christian : les électrochocs, dans les Balkans, on connaît ! Il y en a eu quelques-uns depuis le célèbre coup de revolver de sarajevo. Chaque fois le résultat s'est décompté en morts d'innocents civils. Ici, nous parlons d'un précédent très dangereux : quand un fanatique aura mis le feu à une maison serbe au Kosovo, que la famille fuira sur la route et que ces images seront à la Tv serbe. Que dira-t-on? Que c'est hélas le fait d'un extrêmiste? Et comment empêcher les Serbes alors d'envoyer leurs propres forces pour protéger, sur leur propre sol en droit international, leurs propres compatriotes? Une fiction? la moitié de la minorité serbe a déjà été chassée de chez elle alors que les forces de l'ONU sont sur place. On imagine quand l'Etat sera mono-national ce qu'il en sera de la protection.
Quant aux Serbes et au traitement punitif qu'on leur réserve. Nous parlons aujourd'hui d'un gouver^nement qui n'est pas celui de Milosevic, mais d'une démocratie confirmée. Il se trouve qu'elle est faible et que les intérêts de quelques grandes puissances (USA et Russie en particulier) poussent à un affrontement. Mais profiter de la faiblesse momentanée d'une nation pour l'humiier est de la pure stupidité. Et la faiblesse serbe est passagère, on peut en être sûr. L'histoire européenne ne fait que le prouver. Nous sommes en train, avec cette politique de semer la haine dans la région, et de violer nos propres principes. Demain, les Serbes de Bosnie demanderont l'indépendance, et ils auront raison. Toute la politique de cohabitation et des accords de dayton, qui ont obligé les différentes communautés de Bosnie à vivre ensemble contre leur gré, sera par terre. Superbe résultat. je comprends les USA et la Russie qui suivent exactement leur intérêts. Les nôtres, ceux de l'Europe, des Balkans (et très accessoirement de la Suisse) sont dans une paix à long terme, dans des accords négociés, dans une lente évolution vers l'adhésion. Certainement pas dans un émiettement imposé contre le droit et dans l'humilitaion de nations entières.

Ecrit par : Eric Hoesli | 18.02.2008

Les principes et le droit international sont valables pour tout le monde. Si la Serbie veut être reconnue comme un état de droit, pourquoi n'a-t-elle toujours pas livré Karadzic et Mladic à la justice internationale.

Comme pour le Kosovo, elle tente toujours de laisser pourrir la situation. C'est dans ce sens que je disais qu'il y a besoin d'un électrochoc. Maintenant, la Serbie ET le Kosovo sont mis devant leurs responsabilités.

Ecrit par : Christian Vernez | 18.02.2008

Cher Monsieur Hoesli,

Que vous ayez peur que la situation ne (re-)dégénère, je peux le comprendre. Mais de là à nier le droit à l'autodétermination des peuples, j'ai plus de mal.

Vous faîtes référence à l'art. 1244. C'est bien beau mais nous parlons d'un pays dans lequel il y a eu une épuration ethnique. On ne peut pas faire comme si la grande Serbie (ancienne Serbie) était un tout homogène. Cet art. 1244 ne s'appliquait donc pas à ce pays.

Quant au respect de la neutralité, elle a bon dos. C'est vrai qu'il aurait été plus facile et moins risqué de ne pas s'en mêler et de se contenter de vendre des armes pour que d'autres les utilisent.

Bravo Mme Calmy-Rey ! Enfin un ministre des affaires étrangères qui a des valeurs autres que le dieu-pognon.

Ecrit par : Fufus | 18.02.2008

Merci Dana pour votre commentaire et M.Hoesli pour votre mise au point. Les arguments de Vernez ne tiennent pas la route. On ne compare pas la remise de deux criminels avec la cession d'une province berceau de la Serbie. Cette comparaison n'est pas simplement débile, elle est odieuse voire criminelle. On ne peut se moquer du monde à ce point-là.

Ecrit par : Géo | 18.02.2008

Bonjour à tous!

Heureusement qu'il y a certaines personnes ouvertes d'esprit et qui ne se limitent pas à voir seulement le bout de leur nez (tout comme les médias qui présentent bien trop facilement les choses...)

Je pense que nous allons droit à la catastrophe et que l'Europe va s'islamiser à vitesse V.

L'Europe va s'affaiblir et cela arrange bien les USA. C'est dommage.

La Suissesse : je ne vois pas pourquoi les Serbes devraient rentrer chez eux ils sont DEJA chez eux. Pourquoi ne dis-tu pas la même chose pour les Albanais? Après tout, c'est bien eux qui sont venus en Serbie?
Pourquoi ne rentrent-ils ps en Albanie, si c'est si bien là-bas?

Enfin quoiqu'il en soit, on court à la cata et l'Europe va se faire baiser par les musulmans...

Ecrit par : La Parisienne | 18.02.2008

A Fufus : je n'ai pas de souci avec le droit à l'auto-détermination, mais c'est un peu comme le droit au logement ou le droit au bonheur, il reste forcément très général. Dans le droit international, reconnu par la communauté de toutes les nations et l'ONU, ce droit obéit à certaines règles précises d'application : il ne peut par exemple être imposé à un Etat de régime démocratique respectant ses obligations et ne peut s'opérer par un démembrement de force. C'est cette règle qui permet d'éviter entre autres que toute l'Afrique n'explose.
Dans le Cas du Kosovo, les conditions de l'auto-détermination ne sont pas remplies. Tous les juristes internationaux vous le diront. On profite simplement d'une faiblesse de la partie serbe pour imposer un changement grâce à un rapport de force savamment préparé par les puissances occidentales. Dans un tel contexte, l'indépendance ne rime pas avec la justice et encore moins avec la paix. Elle sème au contraire la haine et les conflits.
Quant à la résolution 1244, elle a été imposée par l'ONU à la Serbie en 1999. Elle interdit à la Serbie de stationner des troupes au Kosovo mais en échange garantit le statut de province autonome, gouvernée par son propre gouvernement, mais sous souveraineté serbe. Les forces de l'ONU et de l'OTAN sont là pour garantir son respect. On constate une fois de plus que cette résolution n'est qu'un chiffon de papier et que les puissances occidentales n'ont pas le moindre respect pour des règles qu'elles ont elles-mêmes imposées, et par la force, mais qui avaient au moins l'avanatge d'avoir été acceptées par la Serbie. Dès lors le droit international ne vaut plus rien quand les puissants en décident ainsi. C'est ce qu'il faut en déduire en toute logique. Dès lors aussi, Christian, la Cour de la Haye n'est qu'une justice de vainqueurs et perd toute légitimité. C'est la loi du plus fort. Lamentable.

Ecrit par : Eric Hoesli | 19.02.2008

Ne faudrait-il pas lancer un message aux Serbes pour leur dire que nous ne sommes pas tous en Europe alignés sur les non-sens américains ?

Ecrit par : Géo | 20.02.2008

eric hoesli,vous venez de decouvrir que le droit international s'écrit par les puissants? Justement ,à ce sujet on a envie de vous dire qu'il y a qq 95 ans nous ne voulions pas faire partie e la Serbie mais que les puissants décidèrent contre notre avis d'octroyer le kosovo à la serbie.,qu'ensuite des milliers d'albanais durent s'exiler pour laisser la place aux colons serbes,leur nom officiels dans les documents serbes de l'époque et que ces 70000 familles de colons s'installèrent non pas sur leurs terres mais sur les terres des albanaisde kosove
Je rappelle juste pour mémoire que le traité de lausanne prévoyait aussi que les albanais de NISH et TOPLICE ,alors albanaises en majorité,avant la destruction des 680 villages albanais par les serbes , devaient pouvoir retourner dans leurs maisons .selon les lois internationales que la Serbie ne respecta jamais....

sinon,ne croyez pas une seconde que les serbes ne souhaitent pas la grande Serbie-et c'est leur droit,j'en conviens sans facon.

Mais je reste stupéfaite que vous soyez si attentif à l'humilation-pour moi o que méritée de la serbie ca(et Dieu que les occidentaux ont été et patients et accomodants avec ceux-là)- et pas à notre humiliation à nous les femmes de ces contrées!
Jusqu'à préférerer le status antequo,reponsable de toutes les horreurs que la serbie a commises,horreurs qui lui interdisent à jamais de prétendre à pouvoir de qq manière que se soit nous gouverner!
Mais que savez vous de l'humiliation ?savez vous ce que c'est comme humiliation que de subir un viol devant les yeux de son mari et de ses enfants de 9 et 12 ans ,et d'entendre ces ordures en rire? et de devoir elever ses gosses avec cette humiliation?
et ne venez pas me dire qu'on ne savait pas ce qu'ils faisaient-la bosnie avait tout révélée-,que les serbes ne savaient pas car les propre mères de ces salauds les félicitaient de ce qu'ils nous avaient fait!
et ou étiez vous quand ces serbes nous violaient par milliers,nous les femmes de bosnie et de kosove?

Et vous voudriez qu'on vivent encore avec? ET puis qu'on les embrasse pendant que vous y etes? Pffffff

Ecrit par : lili | 20.02.2008

Lili @ si des brutes serbes vous ont fait cela, je comprends très bien que pour vous cela ne se pardonne pas. Des brutes serbes, j'en ai vues aussi en 98 et ne les oublierais jamais. Ils voulaient se payer mon chauffeur albanophone à un check-point et j'ai du aller me bagarrer sec avec eux pour qu'ils le lâchent. Un jour, de Vucitrn à Pristina, après avoir dîné avec les responsables du service des eaux, nous avons compté 14 incendies de villages sur le chemin du retour...
Lors du repas, des policiers serbes sont arrivés au restaurant, ont posé leur Kalachnikov sur leurs genoux et ont dîné à côté de nous. Il me semblait que leurs tenues de camouflage bleues fumaient encore...
Peu après, ma direction m'a obligé de partir et je crois être un des derniers à être parti de Pristina lorsque Wosislav Seselj voulait pendre tous les étrangers si une bombe tombait sur le Kosovo...
Subjectivement, ces images sont terribles pour les Serbes. Sauf que sur le plan objectif, j'ai eu très profondèment l'impression que l'UCK se comportait d'une manière difficilement défendable à mes yeux. En gros, on tire sur des policiers serbes dans le dos, on file se réfugier dans le village, dans les jupes des femmes, et on espère que les Serbes commettent le maximum d'exactions pour se dévaloriser devant la communauté internationale. Et c'est ce qui arrive. Les policiers serbes se mettent à la poursuite des fuyards, ils se font tirer dessus dans les villages et donc, ils trouvent préférables d'y mettre le feu. Et comme ils sont très fâchés d'avoir perdu des collègues, ils se vengent comme ils peuvent. Cela n'excuse aucun viol, Lili. Sur ce point, il n'y a pas le moindre doute.
J'avais des amis albanophones. Mais aussi des amis serbes.
Que les dieux fassent que je ne me retrouve plus jamais dans ce genre de situation...

Ecrit par : Géo | 20.02.2008

Tout d'abord, bravo à Mr E. Hoesli d'avoir "creusé le sujet à fond".
L'ampleur et la diversité des remarques montre bien que la situation est extrêmement difficile.
On reproche à Mme Calmy Rey d'appuyer une décision. Je pesne que, dans la situation actuelle, ce que j'appellerai lea première reconfiguration des Balkans, est une solution hautement insatisfaisante mais non dénuée d'un certain réalisme.
La où je suis gêné, c'est quand on transpose les difficultés de ces deux groupes d'un même pays sur le territoire suisse.
Cela ne peut pas constituer un argument contre un essayi de recomposition risqué mais possible.

Ce qui me gêne le plus dans toute cette affaire, c'est l'agressivité énorme dans la forme comme le fond, des parties en présence.

Si, chaque fois que X a un autre avis que Z, il est traité de con, les chances d'un progrès me semblent bien limitées.

La démocratie est un exercice très difficile, et, si nous voulons trouver des solutions dans ces Balkans tumultueux, il faudra bien que ses habitants consentent à se respecter mutuellement, ce qui est très difficile après les pogroms réciproques, les assasinats en chîne, la destruction réciproque des biens, etc.

Je pense qu'il faut au moins essayer, et voir si cela pourra tenir.

En tous cas, une chose est sûre: on ne pouvait pas continuer comme avant.

Je suis tout à fait d'accord que d'autres essais de recomposition du territoire montré sur les cartes vont peut-être se faire. J'espère que la Communauté locale saura baisser le ton, et faire en sorte que, même si on ne s'aime pas, la culture politique des différents groupes en présence prendra la relève des combats couteaux entre les dents et injures vociférentes à la clé.
Après tout, les habitants des Balkans sont très intelligents: qu'ils en fassent la démonstration en essayant de résoudre des conflits éternels autfrement que par la guérilla.

Ecrit par : Philippe Joye réponse générale | 20.02.2008

La Bretagne ne doit pas reconnaître l'indépendance du Kosovo.



Le Forum Breizh est la seule formation politique bretonne digne de ce nom à avoir dépassé les 5 % des suffrages à une élection municipale, de surcroît dans une agglomération de plus de 50 000 habitants. Depuis, notre formation politique continue à s'exprimer sur tout type de sujet d'actualité en lien avec les aspirations bretonnes.

Ainsi, le Forum Breizh appelle à ne pas créer la confusion dans les esprits en cédant aveuglement aux sirènes de l'indépendantisme Kosovar par projection quelque peu égoïste de la question bretonne sur le destin de cette partie de la Serbie. Il n'existe pas en effet de peuple ni même de nation Kosovar à proprement parler mais des Serbes, des Albanais, des descendants de l'occupant ottoman vivant dans la région du Kosovo.

Pour alimenter cette supercherie, il est à noter que le monde occidental a concentré tous ses efforts ces dernières années à entretenir ce mythe du peuple kosovar. En outre, n'oublions pas la contribution du fait religieux dans cette proclamation d' "indépendance", généreusement cautionnée et subventionnée par l'Europe. Le Kosovo, autrement surnommé le berceau de la Serbie, a connu une longue politique d'islamisation sous l'époque médiévale, comme dans le reste des Balkans, reposant sur une vassalité soudoyée par les sultans de l'Empire Otttoman, puis par son albanisation, pour ce qui concerne cette région. Fonder une nation sur le simple fait de croyances religieuses quelles qu'elles soient doit-il être légitimé ?

Enfin, si l'on se réfère au droit international et aux résolutions appropriées du Conseil de sécurité de l’ONU, le Kosovo est partie intégrante de la Serbie.

Le Forum Breizh appelle les Bretons à la lucidité en rejoignant notre appel à ne pas reconnaître l'existence d'un Etat kosovar.

Pour Forum Breizh,
Herve Bossard.



Contacts Forum Breizh : Ti ar c’hevredigezhioù / Maison des associations – 6 straed ar Govuerezh / 6 rue de la Tannerie 56 000 GWENED / VANNES

Ecrit par : Forum Breizh | 22.02.2008

En Suisse, n'avez vous pas recueilli pas mal de réfugiés kosovars albanais? Vous avez bien vu quel genre d'horribles personnes ils sont(sinon demandez donc à vôtre police, gendarmerie). Ils ne respectent même pas les personnes qui les accueillent, les logent, les nourrissent. Imaginez un peu comment ils se comportent avec les Serbes: ils brûlent leurs églises, violent, volent, droguent avec la protection des USA, de l'OTAN, d'Al Qaeda. Alors, quelle que puisse être l'histoire du Kosovo, ces déchets albanais et musulmans ne méritent aucune aide comme leur but est de nous détruire.

Un français honteux de l'Europe actuelle et de l'attitude autodestructrice de son pays d'origine. Il faudrait peut être que le Vatican recrute en Serbie plutôt qu'en Suisse...

Ecrit par : Vincent Kristen | 22.02.2008

LILI au lieu de fabuler sur les mérites des Albano-Kosovars consulter donc les bulletins officiels de votre canton et vous y lirez que la majorité des étrangers incarcérés sont des crapules du Kosovo : viols en bande,
vols, trafic de drogues, bagarres, quoi la fine fleur de la racaille des Balkans, alors un bon Kosovar et celui qui se tirent avec toute sa famille de la Suisse.

Ecrit par : Le passant ordinaire | 23.02.2008

Le passant ordinaire devrait savoir aussi que les kosovar commettants des délits graves représantent une minorité au sein de leurs communauté. les autres travaillent et respect nos lois comme la majorité des Suisses en rendant service a l'économie ,pour occuper des postes que bien des Suisses ne veulent pas.

D.J

Ecrit par : D.J | 23.02.2008

Les commentaires ici aussi partent dans tous les sens. Mais merci à vous, M.Hoesli, pour vos propos raisonnables et pleins de sagesse. Félicitations...

Ecrit par : Géo | 23.02.2008

au passant ordinaire,
je ne vais pas vous dire de revoir pain et chocolat ni de relire votre presse:vous et ceux qui vous ressemble ont dit la meme chose des ritals,des polaks,des tamouls,des kosovars et aujourd'hui des roumains(tsiganes)je n'affabule en rien sur les mérites de qui que ce soit,je rappelle seulement qq verités que nous avons vécus.

Ecrit par : lili | 24.02.2008

à Vincent Kristen

A l'heure où il serait bon pour les deux parties de dépassionner le débat et d'essayer d'oublier le passé, un discours tel que le votre est une honte et votre xénophobie obscurantiste (les serbes, les kosovars, les suisses etc sont tous de la même race et, pour votre gouverne, il s'agit d'un fait prouvé scientifiquement) de pacotille ne peut faire qu'attiser le feu. J'imagine que c'est ce que vous cherchez.

Vous travaillez dans l'industrie de l'armement ? Ça ne m'étonnerait pas en tout cas.

Ecrit par : Fufus | 24.02.2008

Bravo Monsieur Hoesli pour votre article! Bravo pour votre neutralité! Bravo pour votre respect du droit et la loi (qui est actuellement baffouée)!!!
Votre article m'a touché!

Ecrit par : Maja | 25.02.2008

voici un texte que vous devriez tous lire avec l'attention qu'il faut

Justice for Kosovo - Chance for Serbia
Monday, 25 February 2008

Youth Initiative for Human RightsAfter the declaration of independence of Kosovo and the "spontaneous" reaction of "rage and anger" depicted in the Prime Minister's words, demolished Embassies, public lynching of those with different political opinions, as well as the declarative call to "peace and peaceful protests", Serbia has hit the bottom.
It is less of a problem that in the previous decades we have gotten used to seeing violence, living in it every day and doing it spontaneously to people around us. It is more of a problem that the state politics of Slobodan Milosevic, the politics of violence, has officially returned as the main, driving force, that on which there is a consensus even of the democratic Presedent Tadic, and almost President Nikolic and all the other actes gathered around the leader of the defense of Kosovo, Vojislav Kostunica.

This rock bottom, and this fear that every normal citizen feels regarding what is going to happen the next day, is actually another big chance that we are once again missing. It is a chance for the society in Serbia to face their errors of judgement, to reconsider the politics of the past few decades, to look back and draw the line underneath the decade of conquest, murder, ethnic cleansing, terror over their own citizens and the inhabitants of the region. Kosovo has not been under the rule of Serbia since the day Slobodan Milosevic ended his project by retreating the army and police forces from Kosovo. The politics of conquering territories and nineteenth-century centralistic nationalism is facing a breakdown. Whether it will take something else on its way down, depends on the elite groups in Serbia. Or maybe new politics will arise in its place, appropriate for the modern age, based on cooperation and respect.

Everyone is in wonder because 17 February has happened to us, because there was a celebration and declaration of something we knew had happened in June 1999. Everyone makes excuses for violent behaviour, ancient rights and other mythologies by "our" right to rule "them". Breaking things in Belgrade, they say, is not much in relation to what has happened to us. They talk of cultural heritage, NATO bombing, the Serbs that died in Kosovo.

There is no mention of the Albanians except as "separatists, terrorists, immature people, uncivilized snatchers of our land". Everyone is silent about Albanians. Because, I guess, one does not mention the name of evil. And the evil that Belgrade has done to the Albanians has symbolically ended for them on that very 17 February.

State enemy No 1 is human rights defender Natasa Kandic, because she dared to sit in the Kosovo Parliament in the name of different values. Some media say that she shouldn't exist. Others have a problem with Sonja Biserko, Biljana Kovacevic Vuco. The rest would be satisfied with banning and destroying LDP or the expedition to the apartment of Ceda Jovanovic and insulting and lynching the politics and citizens which he represents. These steps are well known, Milosevic used them too. Kostunica is now simply applying the matrix he had inherited from his predecessor. Just as he had copied the rhetoric, he also did everything to leave Serbia in the gutter and through fear and terrot enforce the final establishment of the new Russian province, which is obviously his goal.

The last colony in Europe gained its freedom on 17 February 2008. From 1912 Kosovo has been ruled by boot and sabre. The people living there had no say in anything. Military authorities were imposed on them since the occupation. At that time, they were pronounced to be a nation not mature enough for democracy. Instead of a civil state and civil management, they recieved a hoard of officers and officials, mostly the worst ones, sent by punishment to Kosovo. Many testimonies from that time speak of violence, discrimination and collonial behaviour of the new masters towards the Albanian population in the region.

While Kosovo was ruled by the army, the intelligence in Belgrade was making plans on how to change the national make-up of the population. The documents of the Serbian Culture Club lead by Slobodan Jovanovic speak of horrible and cruel entertainment of the Serbian national elite. People are refered to as merchandise, something not alive, calculations are made about how many people should move in and move out from different places. The exact same standards will be applied much more efficiently at the end of the 20th century by academics, writers, poets, bishops... "Humane displacement" will become the official politics which will finally result in the creation of Republika Srpska. That is why it is possible today to speak of territory, but not the people, to pledge in Kosovo, but not give pensions to the Albanians, to erase the complete population from the electorial register or the share of free stocks.

The parties changed names, from the National Radical to the League of Communists, from the Socialist Party of Serbia to the Serbian Radical or the Democratic Party of Serbia. The continuity of colonial rule was maintained after the Second World War through military management. Even though the former colonists were forbidden to return to Kosovo, new ones soon arrived. Authority was established through bloody massacres in Drenica and all over Kosovo. Once again there were no "conditions" for civil authorities. The UDBA (State Secret Agency) sovereignly ruled Kosovo until 1966. Many people, rich today, owe their family posessions to the gold stolen from Kosovo Albanians. After the Brioni Plenum there was an ease, but as soon as the ruling circles saw that Kosovo inhabits people who want their rights and who will not reconcile with the existing situation, everything went to the way it used to be.

One year after Tito's death, the Yugoslav National Army "establishes order" in the streets of Pristina, Pec, Prizren... The number of killed Albanians has never been revealed. In the end, in 1989, the "easily promised speed" completely overtakes the legitimate politics. The sovereignity of Kosovo is annuled by tanks, martial law is established and a system very similar to apartheid.

During the nineties, if you were an Albanian, you could not live without fear, let alone work in a school, hospital, the police, or government institutions. Even when the Albanians reacted to such a situation with violence, the elite circles in Serbia did not wonder why, but ravaged villages, civillians, women and children. To be an Albanian, male or female, meant a death sentence. Many were saved by some money or gold. For others, there was no way out.

The nineties are a disgrace for Serbain history, and that must be said out loud in reference to Kosovo. Today in Kosovo, as well as Serbia and the other countries in the region, a large number of people is waiting for the answer to the question where their loved ones are, what happened to them, who killed them. Vojislav Kostunica and his security services hide the answer to that question. Boris Tadic surpresses the answer to that question becase of "stability and the future" and tycoon interests. There is no justice for the Serbs either, if we do not tell the others what we have done to them. There will be no other future if we conceal the facts. And it is futile to rant about crimes over Serbs, world injustice, double standards... Ivica Dacic (Milosevic's party President) clearly stated on the parliamentary speakers stand that the politics of the nineties has been confirmed once more.

When in 1999 revenge and retaliation against the Serbs started, there were no academics or scientists who would look for the cause in the behaviour of the state of Serbia. Or even to be determined according to the 800.000 banished people, mass murders in Meja, Djakovica, Suva Reka, Podujevo, Izbica, Vucitrn... Maybe that would have saved more Serbs than any books written in the name of the defense of Kosovo and such politics. Or any journalist scribblings which announced lynching, which the newspapers are full of these days.

The complete state apparatus was involved in hiding the tracks of mass crimes. Bodies were buried all over Serbia, burned in factories and power plants, sunk into the Danube or Perucac. The policemen, officers, members of National Security, politicians, local tycoons and enterpreneurs, judges and prosecutors, the Government and political parties were involved too. And after all that, Serbia is in wonder. Not a trace of regret, sense of responsibility, readiness to change behaviour. The people directly responsible for Serbia's loss of the right to rule the Kosovo people, today decide our own fate. They will not admit to their mistakes. Instead of that, they will try to tailor the international legislature according to their own dreams. To turn it into a calcified shell which cannot be adjusted to new situations. Because that is how one rules Serbia. That is how laws and constitutions are made here. Full of strong words and phrases, but inapplicable.

Legitimately and legally, the democratic and free part of the world estimated that we cannot terrorize our own citizens forever. Maybe Russia or China still can, but that time will soon pass too. Then the people in Chechnya or Tibet will also gain their deserved place in the community of independent nations. The world's decision (at least the better part of it) to recognize Kosovo, should not be taken as punishment by Serbia. It is not a punishment, it is an opportunity. Not only for Serbia, but for the whole world to strengthen the mechanisms of the protection of human rights and more decisively defy the terror of local dictators. From Beijing to Havana, from Teheran to Moscow.

Serbia is obliged to recognize the Republic of Kosovo. To give a hand of friendship to their legally elected representatives, to help them establish a modern, democratic society. Not because we are more advanced or cultured, but because we owe at least that much to the Kosovo society. And through Kosovo, we can open the issue of the society in Serbia. To reconsider all the illusons and false values, reform institutions, start creating a critical conscience in young people, to reverse the value system and set things in their place. Serbia must, from the mistakes of the past, learn the lessons which will take us to building a new society and a different future. By making violence legitimate and attacking people with different political opinions, the authorities are only continuing the old and already seen practice.

Those who think that they will destroy critical thinking and the need for different relations with the neigbours in this way, are sadly mistaken. The mass "events of the people" just take us back and create new mistakes which will cost us dearly.


By Andrej Nosov and Dragan Popovic

Andrej Nosov is President and founder of YIHR and Dragan Popovic is International Justice Program Coordinator.


Ecrit par : lili | 25.02.2008

Bonjour, je reviens d'un reportage sur le quotidien d'une enclave serbe du Kosovo, qui pourra alimenter ce débat passionnant...
Notre blog :
www.focuskosovo.com

Ecrit par : Matthieu Fauroux | 25.02.2008

Est-ce qu'il y'a un modérateur sur ce forum ? les propos xénophobes me donnent l'envie de vomir.

A M. Hoesli, croyez-vous qu'un retour du Kosovo sous administration Serbes était vraiment concevable ? pensez-vous réélement que des députés Serbes du parti radical ainsi que socialiste de Milosevic auraient acceptés que des Albanais sièges à leurs cotés où même auraient-ils acceptés d'avoir des ministres Albanophones ? Vu les dernières élections et la victoire des ultranationalistes parmi la frange de la population Serbes en Serbie (le vote des minorités à donné l'infime avance nécessaire à M.Tadic) quelle déduction en faites-vous ?

Cela faisait 9 ans que la Minuk et ses fonctionnaires laissait pourrir la situation, toujours en mettant de la poudre au yeux aux locaux, pour faire plaisir à belgrade ainsi que pour garder leur place grassement payée. Le raz-le-bol à éclaté en 2004, sinon combien de temps la communauté internationnal aurait-elle laissé un peuple sans statut ?

La Serbie à perdu toute légitimité sur Kosovo dès lors qu'elle a laisser les pleins pouvoir à Milosevic et sa clique, estimez-vous normale qu'ils s'en soient aussi bien tiré avec l'affaire de la Bosnie ?

Les Serbes ont perdus le Kosovo depuis 1999, je n'arrive vraiment pas à comprendre pourquoi ils font les ahurris, alors que ce n'est qu'une formalisation de ce qui existe depuis 9 ans.

M. Hoesli vous est-il déjà arrivé d'être sans statut ? de n'être personne ?

Meillreurs messages.

Ecrit par : Kastrati | 25.02.2008

séerieu, pour ceux qui sont contre l'indépendance du kosovo. je dis que le kosovo est un cas sans précédent.
Il faut retourner 20 ans en arrière , le temps ou jétais pas né, le jour ou la Serbie a perdu le Kosovo (Son coeur), aussi il faut aller voir les massacres qu'ils ont fait, ...
apres lindependence on a vu la difference entre les 2 peuples ( les serbes et les kosovars) la maniere d'agir, nous les kosovars on a su eter en calme , avec dignité.. par contre les serbes ou le premier ministre ultra nationaliste a organisé de trensports entierment gratuits pour la manifesstation du jeudi contre l'independene la ou on a montré le "Miloshevisme" la ou on a brulé les ambasades , le ou y a eu un mort dans l'ambassade américaine.. la ou on est pa sorti manifester mais casser et voler plus de 150 magasins etcetc

les serbes doivent accepter que le kosovo est fini pour eux et encore ils peuvent etre contents car dans un pays, le plus propre ethnique ment avec + de 92 % d'albanais, les minorites ont largement plus de droits que partout en Europe. mtn grace aux USA la France l'Angleterre l'allemagne la suisse et les pays les pluus importantants dans le monde on est libres independants on a attenue ce jour la dess sciecles et des sciecles on a fait couler beaucoup de sang pour ce jour. donc je dis aux --ceux qui sont contre cette independence au moins quils respectent le sang dess + de 20.000 victimes. moi maintentenaint j'habite en savoie de france et le jour ou les francais nous feront subir ce que les serbes nous ont fait subir j'irrais faire la guerre contre eux mais la savoie les basques etc ne sont pas au meme rang que nous.
je m'exuse pour les fautes car ca fait que 2 ans que je suis en france .

vive
le kosovo

Ecrit par : le kosovar | 26.02.2008

Bravo M. Hoesli.
Pourquoi n'y a-t-il pas plus de journaliste aussi pragmatique et objectif que vous au TJ de la TSR, cela serait une bouffée d'oxygène pour nos neurones!
Tous ce que je puisse en dire, et qu'à mon humble avis ; (1999 était une guerre civile, comme en ont connu bien des peuples en europe. Chaque guerre est regretable, mais il ne faut pas oublier que l'ex-yougoslavie n'avait que 60 ans d'existance...qu'est-ce par rapport à l'Etat Helvéthique? Oui il y a eu des erreurs, comme partout en europe, alors laissez une chance au temps et à la démocratie!!)
Aucun peuple d'europe actuelle ne peut se prétendre assez innocent pour être moralisateur envers qui que se soit!!! Et de jeter la première pierre!
Tous ce que je sais de cette région (qui me touche perso) est qu'il va falloir beaucoup de temps pour appaiser les âmes blessées de ses peuples meurtris et ensanglantées. Moins d'un siècle ou à peine trois génération libérées des Turcs, c'est pas beaucoup dans l'histoire d'un peuple...et pour vivre ensemble et s'apprécier . Si personne n'y met du sien on avancera pas.

N.B. : Par exemple : - pourquoi au TJ montre-t-on toujours ce qui divise ces communautés et non-pas ce qu'elles ont en commun???

Peace everyone and god bless you all...Dana : suissesse, mariée à un sicilien, née en suède, de père serbe du Kosovo et de mère Macédoine, ayant une tante grec et un grand-oncle macédonien mariée à une Bosniaque vivant en Vojvodine (serbie). Et un autre grand-oncle serbe du Kosovo venu grâce à la croix-rouge en Suisse pendant la seconde guerre mondiale (et qu'on a "castré à son insu" - comme cela se faisait à cette époque avec "ces gens-là!) marié à une suissesse et qui a fait venir mon père en 1974 en Suisse....etc,etc.,...et j'en passe, alors je crois qu'on peut dire que le pluri-ethnisme on connaît nous peuple des Balkans. Je ne suis pas une exeption dans cette région d'europe beaucoup de famille sont comme la mienne....

Peace and freedom for everyone."Woui-woui"

Ecrit par : Dana | 26.02.2008

voici encore une autre lecture à lire attentivement par tout ceux qui nous brandissent le droit international à la figure.Légalité et légitimité de l'indépendance de la République du Kosovo
Pour le gouvernement Serbe, la déclaration d'indépendance du Kosovo est nulle et non avenue. Selon les termes de monsieur Kostunica, premier ministre, le Kosovo est un "Etat fantoche". Sa création violerait les principes du droit international, notamment l’intégrité territoriale et la souveraineté de la République de Serbie.


Que Monsieur Kostunica soutienne de telles thèses n’a rien de particulièrement étonnant. Qu’il soit soutenu par la Russie de Poutine, non plus. En revanche, que ces thèses soient reprises par des analystes et des hommes politiques français, cela est plus inquiétant.


C’est inquiétant car ces thèses sont tout simplement fausses. Elles sont le fruit d’un discours nationaliste bien connu, qui a eu pour effet de plonger les pays issus de l’ex Yougoslavie dans les guerres les plus sanglantes et les plus atroces qu’ait connu l’Europe depuis la seconde guerre mondiale.


Ces thèses n’ont aucun fondement juridique ni rationnel. C’est ce que nous démontrerons dans le présent article.


En effet, le postulat fondamental de ces thèses, est que le territoire du Kosovo est une partie intégrante de la République de Serbie sur lequel celle-ci exerce sa souveraineté. Il est évident que si ce postulat de départ s’avère être faux, toute la construction et l’argumentation utilisée pour s’opposer à l’indépendance du Kosovo s’effondrent.




Or, juridiquement, la Serbie était elle souveraine au Kosovo ? Si oui, durant quelle période cette souveraineté s’est elle exercée et de quelle manière ?




Pour répondre à cette question fondamentale, il importe de se plonger à la fois dans l’histoire du pays mais également sur des questions de droit constitutionnel et de droit international.


Pour justifier le slogan « Le Kosovo c’est la Serbie » ou encore « Le Kosovo est le cœur de la Serbie » ou encore « Le Kosovo est l’âme de la Serbie », le discours nationaliste fonde sa légitimité avant tout sur la présence au Kosovo de monastères orthodoxes datant du moyen âge. Ce fait indéniable, est suffisant et nécessaire selon eux, pour que la question du Kosovo ne se pose pas. Si il n’y avait les tragédies qu’ont connus les citoyens du Kosovo, notamment celles de 1998 et 1999, ces argumentations arriérées et insipides, prêteraient bien entendu à sourire.

En face, du côté des nationalistes albanais, ce n’est pas forcément mieux. L’un des arguments pour justifier que le Kosovo est une terre albanaise, et utilisé dans le but de renverser l’argument serbe, est que les albanais sont le peuple autochtone du Kosovo, qu’ils sont les descendants des tribus Illyriennes, et qu’ils étaient la des millénaires avant l’arrivée des slaves dans les balkans.


Ici, nous refusons catégoriquement d’entrer dans ce jeu de la surenchère nationaliste sans queue ni tête. Nous ne nous intéresserons donc pas de savoir qui a posé la première pierre au Kosovo, qui a construit le premier temple païen ou le premier monastère orthodoxe. Pour une raison simple : cela n’a strictement rien à voir avec le droit et le concept de souveraineté.


Le concept de souveraineté apparaît pour la première fois en 1576 dans Les six livres de la République de Jean Bodin. On retient comme date de consécration du nouvel ordre interétatique et fondement du droit international contemporain, les traités de Westphalie de 1648.

Pour simplifier, la volonté de fonder la souveraineté de tel ou tel pays sur le Kosovo sur la base de monastères construits en 1100 ou de temples construits 2000 ans avant notre ère, revient à vouloir attaquer en justice Vercingétorix pour téléchargement illégal.


Or, qui était souverain en 1648 au Kosovo ? Et bien l’empire Ottoman. Entré au Kosovo en 1389, lorsqu’il écrasa la coalition chrétienne des Serbes, Albanais, Monténégrins, Croates, Hongrois etc… l’empire Ottoman ne quitta la région qu’en 1913, chassé par les armes.

Si l’on suit les raisonnements des nationalistes de chaque bord, aujourd’hui, le seul pays qui peut légalement prétendre à la souveraineté sur le Kosovo (et même bien au-delà) est la Turquie. Heureusement, ces derniers ne semblent pas avoir de revendications contre ce qu’ils pourraient à juste titre appeler « des Etats fantoches ».


Mais revenons donc en 1913, au moment où l’armée serbe pénètre au Kosovo. A ce moment précis de l’histoire, la région du Kosovo est déjà majoritairement peuplée d’albanais. Ces derniers considèrent l’armée serbe comme une armée d’occupation, et de nombreuses révoltes réprimées dans le sang en témoignent.

Voici ce que Dimitrije Tucovic, historien et penseurs politiques serbe, écrivait à ce moment là par rapport aux actions de l'armée serbe au Kosovo (textes parus dans le journal La parole de l'ouvrier): " des crématoriums barbares dans lesquels des centaines de femmes et d'enfants furent brûlés vifs ".

Les analyses de Tucovic ne se limitent pas à la présentation de la politique du régime serbe. Elles indiquent également une issue : " Si on rattache l'ancienne Serbie [le Kosovo] à la Serbie, alors on aurait pour chaque Serbe libre deux Albanais, Turcs, etc., opprimés. Nous voulons la liberté de notre peuple qui ne détruirait pas la liberté des autres. Ce but ne peut être atteint que par la création dans les Balkans d'une unité politique, dans laquelle tous les peuples seraient égaux, [...] sans égard à la question de savoir dans quelle région a régné, il y a quelques siècles, un souverain. "


Le Kosovo a été inclus dans la Serbie en 1913 non par la libre volonté de son peuple mais à la suite d’une conquête violente, finalement sanctionnée, en même temps que celle de la Macédoine, par les puissances européennes réunies à la Conférence des Ambassadeurs à Londres entre décembre 1912 et juin 1913. Cependant, l’Assemblée parlementaire de Belgrade n’a jamais ratifié le traité de Londres, qui aurait légalisé cette conquête, de sorte que le Kosovo n’a jamais légalement appartenu à cette Serbie-là.


En outre l’article 4 de la Constitution de Serbie, promulguée en 1903 exigeait un amendement constitutionnel pour toute modification des frontières, et la "Grande assemblée" nécessaire pour ce faire n’a jamais été réunie non plus. Peu après d’ailleurs, en 1915, l’armée autrichienne libérait le Kosovo de l’occupation serbe.


Par conséquent, la Serbie n’est pas en mesure de justifier d’une quelconque souveraineté légale sur la région du Kosovo jusqu’en 1918.


En 1918 la Serbie s’empare de nouveau du Kosovo et de la Macédoine, c’est-à-dire de ce qu’en 1912 le dirigeant social-démocrate de Serbie Dimitrije Tucovic appelait une "terre étrangère", mais sa propre existence hypertrophiée est elle-même brève puisqu’elle disparaît immédiatement dans le Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, précurseur de la Yougoslavie.


La première Yougoslavie (monarchiste) est détruite à la suite des invasions allemande et hongroise en avril 1941, et en 1945, c’est la Yougoslavie fédérale, dont Tito a annoncé les principes le 29 novembre 1943 à Jajce, qui la remplace.


Constituée en 1945, cette Yougoslavie-là tirait sa légitimité non de la Yougoslavie monarchiste, mais de la "Guerre de Libération Nationale" qui l’avait débarrassée de l’occupation étrangère. Dans cette seconde Yougoslavie, qui a duré jusqu’en 1991, le Kosovo était devenu une entité politique autonome. Et dans la Constitution de cette Yougoslavie-là, l’autonomie du Kosovo ne lui était pas octroyée par la Serbie ni par la Yougoslavie, mais était censée provenir de la participation de sa population à ladite Guerre de Libération Nationale. Le rapport du Kosovo à la Serbie était de ce fait fondamentalement autre, puisqu’il avait désormais sa légitimité politique propre, définie par la Constitution, fondée sur le "consentement populaire".


Dans l’ancienne constitution yougoslave de 1974, les prérogatives du Kosovo reproduisaient intégralement celles des six républiques dont l’indépendance est désormais reconnue.


Le Kosovo avait sa propre identité territoriale, sa propre capitale, son propre gouvernement responsable devant sa propre assemblée parlementaire, sa propre Constitution, son propre tribunal constitutionnel et son propre système judiciaire.


Il avait la maîtrise complète de ses propres affaires intérieures, y compris la disposition de sa propre police, de son service de sécurité d’État de même que ses propres forces de Défense Territoriale.


Il était membre de la Fédération à parité avec les autres Républiques et son représentant était membre à part entière de la Présidence yougoslave (c’est-à-dire que la Yougoslavie était une fédération de six républiques ET de deux provinces).


Sa totale autonomie au sein de la Fédération yougoslave se reflétait aussi par le fait qu’aucune intervention dans ses affaires intérieures, que ce soit de la part de la Serbie ou de celle de l’État fédéral, ne pouvait être juridiquement validée sans sa permission. De même, aucun changement de ses frontières ni de son statut au sein de la Fédération ne pouvait avoir lieu sans sa volonté librement exprimée, de même que celle de chacune des sept autres entités constitutives de la Fédération.


Quelle était la différence entre le Kosovo et les républiques désormais indépendantes dans l’ancienne Yougoslavie ?

La seule différence entre le Kosovo et les républiques est que celui-ci, formellement, n’était pas une "république" ("republika") mais "seulement" une "province autonome" ("autonomna pokrajina").


L’"appartenance" du Kosovo à la Serbie n’est mentionnée que dans un seul passage de la Constitution de 1974 : l’article 2, lequel parle des provinces de Kosovo et de Voïvodine "qui font partie de la République de Serbie". Cette mention isolée, sans qu’aucune conséquence n’en soit tirée, contredit tout le reste du texte constitutionnel qui, à d’innombrables reprises mentionne conjointement les "républiques et provinces" comme des entités distinctes et pourvues de compétences égales.


L’inclusion du Kosovo dans la Serbie avait pour seul effet que ses délégués participaient aux travaux de l’assemblée de la République de Serbie et à ceux de l’organisation du Parti communiste de cette république. Cependant cette participation se limitait aux questions qui affectaient la "république" dans son ensemble et ne comportaient pas les questions qui n’intéressaient que la Serbie proprement dite — c’est-à-dire le territoire de la République de Serbie moins ceux du Kosovo et de la Voïvodine, de sorte que la Serbie proprement dite fonctionnait comme une entité distincte du Kosovo et de la Voïvodine.


Il s’ensuivait que la Serbie n’avait AUCUN pouvoir sur les deux provinces, comme le reconnaissait, pour s’en plaindre, le juriste serbe Kosta Cavoski, pseudo-nationaliste à la manière de Vojislav Kostunica :

"chacune prise séparément, les provinces autonomes et la Serbie, réduite à une superficie restreinte" se plaignait-il, "sont égales entre elles et pratiquement indépendantes les unes des autres, de la même façon que la Macédoine est indépendante du Monténégro et vice-versa."


La Constitution yougoslave de 1974, dans les premiers mots de son préambule, affirme le "droit de sécession" des "peuples de Yougoslavie". Dans le jargon de l’époque, le terme de "peuple" désigne les six ethnies "constitutives" de la Yougoslavie : Serbes, Croates, Slovènes, "Musulmans" de Bosnie — qui s’appellent désormais "Bosniaques", Macédoniens et "Monténégrins". Le terme de "nationalité" désignait toutes les autres : Albanais, Hongrois, Italiens, Turcs, Rroms...


Cependant, l’article 245 de la même constitution signale que ’les peuples et les nationalités sont égaux en droits’. Si les peuples ont le droit de sécession, et si les ’nationalités’ ont les mêmes Droits que les peuples, alors lesdites ’nationalités’ ont aussi le même "droit de sécession".


Seulement, le préambule dit aussi : "Les peuples et les nationalités exercent leurs droits souverains dans les républiques socialistes et dans les provinces autonomes socialistes".


La conclusion logique qu’on en tire, et qu’en a tirée la Commission Badinter, c’est que les ’peuples’ et les ’nationalités’ ne peuvent exercer leur ’droit de sécession’ QUE dans le cadre d’une ’république’ ou d’une ’province autonome’.


C’est ce qui s’est passé pour les "peuples" dans toutes les "républiques" désormais reconnues. C’est aussi ce qui devrait se passer pour l’une des "nationalités" dans sa "province" à savoir les Albanais dans le Kosovo.


En revanche, une ethnie minoritaire dans sa république ou sa province ne peut prétendre exercer ce droit de sécession aux dépens de ladite république ou province, qu’il s’agisse d’un "peuple" comme les Croates en Bosnie-Herzégovine ou les Serbes en Croatie, ou d’une "nationalité" comme les Albanais en Macédoine ou les Hongrois en Voïvodine. C’est en raison de cette règle constitutionnelle que les dirigeants communistes de Belgrade ont finalement échoué à faire à la Croatie et à la Bosnie-Herzégovine le "coup" que les Russes font à l’Azerbaïdjan, à la Moldavie et à la Géorgie, en y fomentant des sécessions pour les punir d’avoir échappé à leur impérialisme : la communauté internationale n’a jamais accepté de reconnaître comme des États ni feue la prétendue "République Serbe de Krajina", ni la prétendue "Republika Srpska", qui demeure une simple entité au sein de la Bosnie-Herzégovine et qu’on espère elle aussi vouée à la disparition.


Le cas du Kosovo est entièrement opposé, puisqu’il est le même que celui des républiques déjà reconnues. Reconnaître l’indépendance du Kosovo, ce n’est donc pas violer le principe du maintien des frontières existantes mais c’est au contraire opposer ce dernier à son annexion forcée par la Serbie, toujours juridiquement nulle et non avenue. Et c’est en application du même principe qu’on refusera la partition du Kosovo… et qu’on rejettera les prétentions sécessionnistes de Tiraspol, Stepanakert ou Tskhinvali.


Il n’est donc absolument pas vrai que l’indépendance du Kosovo créerait un précédent pour d’autres minorités ni d’autres régions. Le danger pour la souveraineté des nations c’est, comme toujours, l’impérialisme des dirigeants communistes à peine rebarbouillés.


En 1990, le pouvoir serbe de Belgrade, dirigé par Slobodan Milosevic, a privé par la force le Kosovo de son statut d’autonomie, que la dernière version de la Constitution yougoslave, celle du 21 février 1974, était pourtant censée lui garantir : le Kosovo a été mis en état de siège, et son assemblée parlementaire — réunie en session d’urgence à Prishtina — a été encerclée par des chars, alors que des MiGs survolaient le bâtiment. Et à l’extérieur il y avait des centaines de milliers de Kosovars qui protestaient contre ce coup de force. Les autorités serbes ont alors affirmé que l’assemblée avait voté en faveur d’une intégration totale du Kosovo à la Serbie. Les dirigeants kosovars affirment pour leur part qu’en dépit de l’intimidation, la décision n’avait jamais eu la majorité nécessaire, sans parler de ces personnages qui avaient pris part au vote sans y avoir aucun Droit. De toutes façons, un tel changement constitutionnel aurait dû être accepté par l’ensemble des autres républiques et province ainsi que par les instances fédérales et cela, Milosevic n’a même pas commencé à faire semblant de le tenter.


En outre, peu de temps après ces pseudo-amendements, la même assemblé du Kosovo s’est réunie en nombre pour proclamer que le Kosovo devenait une république fédérée au sein de la Yougoslavie ou, dans le cas d’un éclatement de celle-ci — qui s’annonçait alors visiblement — une république indépendante. Cette décision a ensuite été, à la fin de septembre 1991, validée par un référendum.


Il est important de noter que la suspension par la Serbie de la Constitution du Kosovo — de son statut constitutionnel d’autonomie, menée à l’encontre de la volonté légalement exprimée de son peuple était un acte à plusieurs titres contraire au Droit, une violation des Constitutions de la Serbie, du Kosovo et de la Yougoslavie alors en vigueur. Ce n’était par ce fait même qu’un acte d’annexion forcée, qui demeure totalement illégal.


Les autorités fédérales yougoslaves, dans la mesure où elles ont activement participé à cette annexion forcée ou l’ont passivement laissé commettre, violaient également la Constitution yougoslave. C’est notamment le cas de l’armée, qui aurait dû arrêter les auteurs du coup de force et qui y a au contraire prêté la main.


Le statut altéré du Kosovo au sein de la Serbie — défini par la Constitution de Serbie en septembre 1990 — n’a jamais été validé par aucun acte constitutionnel de la fédération yougoslave, c’est-à-dire qu’il n’a jamais été intégré à la Constitution fédérale yougoslave.


Une telle modification de l’ordre constitutionnel yougoslave était de toutes façons devenue impossible, puisque la fermeture de l’Assemblée parlementaire du Kosovo par les autorités de Serbie privait ipso facto l’ensemble des instances fédérales — les deux assemblées fédérales, le gouvernement fédéral, et la présidence fédérale — de tout pouvoir de légiférer.


Il s’ensuit que la Constitution fédérale de février 1974, et les prérogatives d’autonomie du Kosovo, sont légalement demeurées en vigueur jusqu’à la dissolution officielle de la Fédération yougoslave en 1991.


Le statut actuel du Kosovo n’a pas non plus été réglé par la Constitution de la Fédération serbo-monténégrine (la "République Fédérale de Yougoslavie") : non seulement cette Constitution ne pouvait pas s’appliquer à lui puisqu’il était désormais indépendant aux termes du Droit positif local, mais cette Constitution elle-même ne constituait aucunement un ensemble cohérent de lois fondamentales pour l’ensemble des territoires auxquels elle était censée s’appliquer. Il y avait au contraire des contradictions manifestes entre la Constitution de Serbie et celle de celle du Monténégro de même qu’avec celle (encore nominale) de la "RFY". Entre autres, c’est au Président de la Serbie que la Constitution de Serbie donnait le commandement exclusif des forces armées de Serbie, alors que pour la "Constitution de la RFY", c’est au contraire sous le commandement suprême du Président "de la Fédération", assisté par les Présidents de la Serbie et du Monténégro que se trouvaient les forces armées de la "RFY" — et donc aussi celles de la Serbie.


Le Droit du Kosovo d’être indépendant a la même valeur juridique que celui des anciennes républiques [de l’ex-Yougoslavie].


La suspension de l’autonomie du Kosovo par la Serbie n’a jamais été ratifiée par l’ex-Fédération yougoslave et n’aurait pas pu l’être, étant donné que cela aurait exigé le libre consentement du Kosovo et des autres entités constitutives de la Fédération et que celui-ci, bien entendu, n’a jamais été donné. Et si la Yougoslavie a disparu, sa Constitution n’en définit pas moins juridiquement le statu quo ante.


Cela veut dire que les prétentions de la Serbie sur le Kosovo n’ont toujours aucun fondement juridique. Ces prétentions ne peuvent se fonder sur l’acte de conquête initiale qui n’était pas légal, et que l’État titiste a de toutes façons invalidé, ni sur la Constitution serbe de 1990, qui n’a aucune validité puisqu’on l’a adoptée en violation des règles alors en vigueur.


À l’inverse, l’aspiration à l’indépendance du Kosovo est parfaitement fondée, puisque la décision de proclamer l’indépendance a été prise par l’Assemblée régulièrement élue et en vertu de la Constitution yougoslave de 1974, alors toujours en vigueur. Elle a été prise en réaction à un acte d’annexion qui était pour sa part contraire à toutes les règles de droit, sans parler de démocratie. Cette décision a ensuite été validée par un référendum.



Conclusion :


Malgré les protestation du gouvernement de la République de Serbie contre l’indépendance du Kosovo, celui-ci n’est absolument pas en mesure de faire valoir un quelconque droit de souveraineté sur le Kosovo. L’indépendance du Kosovo est le fruit d’une longue lutte de ses citoyens et de leur aspiration légitime de ne plus vivre sous occupation étrangère. Pour concrétiser cette aspiration, le peuple du Kosovo n’a pas hésité à prendre les armes contre le régime dictatorial le plus sanglant des Balkans depuis la seconde guerre mondiale. Les citoyens du Kosovo ont payés par le sang et les larmes le prix de leur liberté.

Le droit et la légitimité sont de leur côté. Merci à la France d’avoir contribué aussi bien en 1999 qu’en 2008 à rétablir l’ordre et le droit.

26 février 2008 1h29
contribution d'un lecteur anonyme au figaro!

Ecrit par : lili | 26.02.2008

Merci Lili et à cet anonyme qui ne devrait pas l'être pour cette contribution.

J'invite les forumeurs Serbes à traduire ce texte et à l'envoyer à M. Kostunica...

Ecrit par : Kastrati | 26.02.2008

Bonjour,

Nous voudrions attirer votre attention sur cette pétition : L'indépendance du Kosovo n'est pas légitime, dont voici le lien : http://1883.lapetition.be/

Merci à vous,

Forum Breizh.

Ecrit par : FB | 27.02.2008

Dommage que la Suisse ne se soit pas montrée prudente, circonspecte, et au moins, un peu plus exigeante en matière de démocratie.
Neutralité de la Suisse n'aurait pas été un vain mot si elle savait conserver sa place comme lieu privilégié du dialogue, de médiation et d'arbitrage.
Au lieu de reconnaître précipitemment une indépendance autoproclamée, (même si toutefois elle avait participé à son avènement), elle aurait dû avoir la décence de convier les institutions internationales sur son sol, à prendre le soin de l'examiner aux fin d'y apporter toutes les observations et recommandations qui s'imposent.

Dans ce cas de figure nous nous rendons bien compte que la Suisse est en train d'abandonné sa vocation d'arbitre neutre pour devenir un acteur intéressé et pressé, dans un contexte de dérèglementation et de déstabilisation générales, dans sa course aux profits. Petit pays, fort de quelques six millions d'âmes seulement, elle s'est rangée aux côtés des plus forts du moment: les USA d'abord, ensuite l'UE (tout en courtisant le bloc asiatique et russe pour leurs ressources naturelles et humaines). Et si la suprêmatie des USA y voit dans la région des balkans ses intérêts, La Suisse n'a pas d'autres alternatives que d'obéir. Si une majorité d'états de l'UE y convoitent leur part sous forme de participation directe ou de subsidaires retombées, la Suisse ne veut pas en être écartée en tant ramasse-miettes zélé.
Comme nous savons que le socialisme international a, avant tout, une âme de colonialiste, ne nous étonnons pas si les nôtres ont cédé à l'appel des charme et fascination discrets que suscite la position des occupants. Il sied mieux au socialisme occidental de parler d'imposition de paix que de solutions de paix.

Dire que la Suisse, s'était taillée au siècle passé, une réputation de neutralité qui avait permis à de nombreuses nations de touver leur voie vers la paix, l'harmonie et le développement.
Mais, au fil des décennies, si elle ne s'est pas défini une politique étrangère, d'autres ont dû la définir pour elle: Elle sera porteuse de valises.

Objectivement, pendant 7 ans d'administration, d'aide et subventionnements massifs, déclarées ou occultes, quelles sont les institutions qui ont pu voir le jour pour servir les populations du
Kosovo ?
On parle de démarrer, seulement maintenant, la formation d'une police et de policiers.
Qu'ont fait les chefs de guerre, pendant tout ce temps, pour assurer aux habitants de la régions l'égalité des droits d'existence ?
Pourquoi n'existe-t-il pas de parlement démocratique avec le droit, pour chaque minorité, d'avoir ses représentants ?
Pourquoi la Suisse s'est-elle montrée si laxiste sur les questions de conditions d'accès et d'exercice des droits humains et démocratiques ?
Pourquoi la Suisse et la communauté internationale n'exigent-elles pas de rapports sur l'usage de leurs subventions et aides ?
Pourquoi le gouvernement indépendantiste du Kosovo ne se préoccupait-til pas de la formation des jeunes et du sort des vieux ?
Pourquoi y-a-t-il 60% de chômage alors que tout est à faire, alors que les aides ont été parmi les plus substantielles, alors que la diaspora figure parmi les plus riches et les plus puissantes.

Malgré une purification ethnique inconditionellement aidée par la communauté internationale, par les USA en chef, par l'Allemagne et la France, le Kosovo ne semble pas vivre en paix avec lui-même.
Que lui manque-t-il depuis 1999 pour fonctionner comme un pays démocratique ?

Dans sa liesse à l'indépendance, les seules adresses aux occidentaux étaient "Venez maintenant, investissez ! Investissez !"
Pas un mot sur l'éducation, la sécurité, la santé, la législation. Par contre le martellement sur la création d'une armée et d'une police kosovares, ça on l'a entendu à tous les tournants de rue, et à coup de klaxons. Pas de mot pour évoquer des préoccupations plus civiles: les conditions de vie, la citoyenneté, les droits, la solidarité, le déceloppement etc.

Symptomatique et révélatrice, cette indépendance ravie au nez et à la barbe de la communauté internationale est un barroud d'honneur aux pays qui ne forment pas l'alliance outre Atlantique.
On est en train de participer, nous modestes citoyens occidentaux, à la transformation du Kosovo en une plaque tournante de tous les trafics, de tous les blanchiments de capitaux, patronné et présidé par le gendarme américain.

Quels seront les outils de demain, mis à disposition des milieux économiques et industriels pour interpréter leurs relations avec leurs partenaires dans le monde ?
Kosovo. Une Nouvelle Zone de Guerre Froide ?

Ecrit par : Marlène Dupraz | 27.02.2008

Très intéressant ces commentaires ainsi que l'historique dont j'ignorait
tout ces faits. Je pense que la suisse à trop vite dit oui à cette indépendance.

Ecrit par : Angéloz Marie-Louise | 28.02.2008

En réponse à Hani Ramadan : "Rappelons que c’est la Serbie de Milosevic qui a agressé cette région d’une manière catastrophique, entraînant le martyre des populations albanaises (une histoire récente que nous avons trop vite oubliée : 200 000 morts au moins, sans compter les viols et les violations répétées des droits humains). " On est là dans le mensonge absolu. Mais personne ne va oser censurer votre billet...
On espère que votre admiration pour Calmy-Rey est sincère. Qu'en serait-il si cette dernière parlait du droit des négro-africains à l'indépendance face aux Arabes, dont vous faites partie, de coeur, d'esprit et de religion, au Darfour, en Mauritanie, etc...
Par sécurité, je vais implanter mon billet chez qqn de sûr, M.Souaille ou M.Hoesli par exemple...Une censure est si vite arrivée.

Ecrit par : Géo | 28.02.2008

Il serait bon de savoir que les socialistes ont pactisé avec les militants islamistes dans la cause de l'Internationale Socialiste.
"Dès l’été 200 , notre ministre des Affaires Etrangères Micheline Calmy Rey prenait sa plume pour se faire l’avocate de la cause des Albanais du Kosovo dans les grands quotidiens européens."
Quoi de plus logique dès lors que de "couper" des territoires, tout comme revendiquer la Palestine des Juifs, pour l'attribuer aux arabo-musulmans.

L'Internationale Socialiste conduira dans un futur très proche à plusieurs guerres idéologiques et religieuses, pour le plus grand réconfort des marchands et producteurs d'armes.

Lorsqu'il est question de savoir qui a le droit sur tel ou tel territoire, on arrive qu'on le veuille ou pas à Israël, qui lui est le seul pays juif au monde, face aux autres pays musulmans et dirigés par la Charia et le Coran.

La Turquie et le Maghreb, sous la direction influente de N. Sarkozy, entreront à court terme dans l'UE.
L'Union de la Méditerranée est la pour cela et rien d'autre.

Ce jour-là et comme la proposition de Valéry Giscard d'Estaing d'introduire le passé chrétien dans la Constitution Européenne, l'islam sera devenu une telle force dans le conglomérat européen, que forcément des guerres civiles et religieuses sont à prévoir.

Le passé récent des Pays-Bas, est là pour cela. La Belgique, aussi.

N'oubliez pas que les guerres permettent des re-constructions, ce qui donne du travail aux gens, survivants ...

Ecrit par : Victor DUMITRESCU | 12.05.2008

Qu'ils retournent dans leur pays, maitenant qu'ils ont un état! Ils ne nous apportent rien, si ce n'est des ennuis.

Les Etats ont contribué à leur accueil, à leur intégration; ils prennent mais n'apportent rien en retour. Même dans les cours de français offerts gracieusement, ils n'en ont rien à foutre; is s'y inscrivent sans "obligation" de les suivre!

De tous les allophones, c'est le peuple qui pose le plus de problèmes!!

Ecrit par : Saturne | 23.05.2008

Att. Mr. Hoessli:
1/ Kosovo: Non, la Suisse n'a pas commis de faute en reconnaissant le Kosovo. Elle a appliqué le principe fondamental en matière de droit des peuples de reconnaissance du droit à l'autodétermination, le droit de décider démocratiquement de leur destin. Maintenant il faut assumer cette décision politique, et je m'étonne que vous retourniez ainsi votre veste. Certes il est de bon ton de critiquer Mme Calmy-Rey et ses engagements politiques, mais ce n'est pas politiquement correct. Je connais bien la communauté kosovare de Suisse, et celle-ci est extrêmement reconnaissante à la Suisse d'avoir eu le courage de cette juste décision.
2/ Géorgie-Russie-Ukraine: Comme je le prédisais dans mes divers commentaires critiques de cet automne sur votre blog, relatif à l'invasion de la Géorgie par les troupes russes, les faits se vérifient: «Les livraisons de gaz ont été entièrement arrêtées à le 1er janvier 2009 à 10h00» . La Russie d'aujourd'hui a mis ses menaces à exécution, au cœur de l'hiver, et reprend son chantage et "roule les mécaniques".L'Ukraine a certes un dette impayée, mais le prix du gaz qui lui est fourni a décuplé. Certes le gouvernement russe a récupéré les ressources essentielles que sont le gaz et le pétrole à son profit ( les ex-propriétaires privés sont maintenant au Goulag ), mais il continue de se comporter comme une bande de gangster mafieux. Ainsi, pour le 2ème fois, l'Ukraine est "punie" par l'Ours russe pour ses choix politiques pro-occidentaux. Mais je ne serais pas étonné que l'égérie de Moscou, Yulia Timochenko, se positionne en salvatrice de l'Ukraine relativement à son approvisionnement énergétique. Affaire à suivre donc !

Ecrit par : Mauer Alain | 02.01.2009

Vous voyez ,eric Hoessli,que la Suisse avait bien raison et a très bien fait de reconnaitre le kosovo en fevrier dernier.
Féliciterez vous Madame Calmy rey pour son courage d'alors,maintenant?
Soyez beau joueur,et ayez l'élégance de le faire!

Ecrit par : lili | 18.02.2009

Monsieur Hoesli,

Je ne m’initierai dans le débat qu’est le rôle de la Suisse sur la question de la déclaration d’indépendance, en raison de la complexité du débat sur l’indépendance du Kosovo simplement.

J’aimerais toutefois souligner un point sur lequel vous faites erreur et où vous êtes très réducteur. Vous dites clairement qu’une proclamation d’indépendance serait illégale selon le droit international.
Mais qu’est-ce qui vous permet d’affirmer cela avec tant de vigueur ? La question est tellement complexe que vous amenez vos lecteurs à la simplification la plus extrême qu’il soit : L’indépendance du Kosovo n’est pas conforme au droit international.
Or le fait que la Court International de Justice doive statuer sur la question de savoir si oui ou non l’indépendance du Kosovo est légale ne vous pousse-t-il point à remettre en cause votre positionnement ?

Avec mon respect.

Kastriot.

Ecrit par : Kastriot | 11.04.2009

Vous semble vraiment croire en l'intégrité des politiciens et la politique?

Ecrit par : Mr. People Search | 05.05.2009

Eric hello

This is Misha from the famous Pizza in Anadyr. How are you? I was trying to find you at Le Temps but I found out you left long time ago and my search brought me here.

Misha

Ecrit par : Misha Maltsev | 29.10.2009

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